L’A.A.P.F à METZ

Une bonne vingtaine des membres de l’AAPF ont été à Metz (prononcer Messe) en Moselle à la mi-décembre.

 Une véritable ville européenne qui compte aujourd’hui 125.000 habitants. Née d’un croisement de routes romaines, de la rencontre de la Moselle et de la Seille. Capitale d’Austrasie après le traité de Verdun (843). Ville « libre » de l’empire germanique, siège de l’évêché. Ville française, puis annexée par les allemands de 1871 à 1918, retour alors  à la France avec les spécificités du concordat et d’un régime particulier de sécurité sociale.

 En 2013, Metz fêtera le cinquantenaire du traité d’amitié Franco-Allemande. Il n’est pas étonnant que ce terreau ait fait murir l’idée de la Communauté Européenne  du Charbon et de l’Acier (CECA) portée politiquement  par Robert Schuman, dont nous avons visité avec émotion la petite maison de Scy-Chazelles.

 Dans un autre genre, nous n’avons pas oublié que le terreau mosellan porte également la mirabelle. La distillerie Maucourt de Vezon se souviendra de notre passage !

 Après ces heures culturelles, sous la conduite d’une guide exceptionnelle de compétence et de gentillesse, la soirée fut animée et le centre de Metz, légèrement givré, à retentit de nos chants wallons et étudiants. Rabelais à séjourné à Metz avant nous.

Ainsi rajeunis, nous avons été reçus le lendemain matin par  l’adjoint au Maire, Monsieur Antoine Fonte. Chargé de la culture, il a répondu à nos questions sur l’histoire, l’économie, l’écologie… en nous invitant à revenir pour  essayer le nouveau réseau de transport public : des bus électriques à haut niveau de service. Un chantier, qui pour le moment, trouble un peu la circulation messine.

Tout sera prêt pour octobre 2013. Cette année verra aussi la commémoration du cinquantenaire du décès de Jean Cocteau. Il a donné à l’église Saint Maximin de Metz ses plus beaux vitraux, alors que ceux de Chagall illuminent la cathédrale Saint Etienne.

Dernier après-midi au Centre Pompidou-Metz. La hauteur des espaces aménagés par les architectes Shigeru ban et Jean de Gastines permet de monter les installations contemporaines.

Le Centre n’a pas de collection permanente. Les expositions temporaires sont variées. Nous avons eu la surprise de voir le rideau de scène fait pas Picasso pour une représentation charitable des ballets russes à Paris en 1917 ainsi que des dessins muraux vertigineux de Sol Lewitt (l’auteur des sols du hall de la Monnaie à Bruxelles). 

La gare de Metz reflète à la fois la nécessité – espérons révolue – de transporter des troupes nombreuses et le style impérial du Reich des Hohenzollern qui à marqué la période de l’annexion.   C’est en songeant à cette histoire que nous avons regagné nos pénates.

 

Françoise Carton de Wiart

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