Ce jeudi 15 mars 2012, l’Association des Anciens Parlementaires Francophones, a eu le privilège d’être reçue, au Palais des Académies, par les deux Secrétaires perpétuels : Hervé Hasquin pour l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et Jacques De Decker pour l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique.

Il fut d'abord question de l’histoire du Palais des Académies.

Le Palais et ses écuries furent érigées par le Prince Guillaume d’Orange rendant ainsi hommage à la vaillante conduite  de l’héritier du trône des Pays-Bas durant la bataille de Waterloo.

Le Palais fut occupé par le Prince d’Orange et son épouse Anna Pavlovna jusqu'à la Révolution belge de 1830. A ce moment, la famille princière fut contrainte à regagner les Pays-Bas. De 1830 à 1839 le bâtiment fut sous séquestre et le public autorisé à le visiter.

Après la cession du bâtiment à l'Etat belge en 1842, le Palais connaîtra diverses affectations qui entraîneront des modifications importantes dans son agencement intérieur.

L’édifice abrita notamment les collections du musée d’Art moderne avant de devenir en 1876 le siège de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et de l’Académie Royale de Médecine et de prendre le nom de Palais des Académies. D’autres académies vinrent s’y établir par la suite: l’Académie Royale de Languet de Littérature française, fondée en 1920, la Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten et la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België, toutes deux créées en 1938.

L’histoire du Palais ne s’arrêtera pas là, car durant la 1ère guerre mondiale, le bâtiment fut occupé par l’armée allemande. Les Académies n’y reviendront qu’en 1919. Il faudra attendre la décision du Roi Baudouin en 1962 de céder ce bâtiment aux Académies afin qu’elles puissent y installer leurs bibliothèques, et en 1966 de le céder définitivement.

Dans son exposé, Hervé Hasquin mit plus particulièrement l’accent sur les différentes académies logées dans le bâtiment et surtout sur sa volonté d’ouverture de l'Académie Royale de Belgique au grand public. A cet effet, un site internet très complet a été installé depuis 2008.

Il rappela  le rôle de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, créée en 1772 par l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, qui consiste à promouvoir des travaux scientifiques et artistiques originaux produits par ses membres.

L'académie comprend aujourd’hui 200 membres belges auxquels viennent s’ajouter 200 étrangers associés. Elle est divisée en 4 classes comportant chacune 50 membres et 50 associés. Leurs séances ne sont pas ouvertes à des personnes extérieures à la classe.

Il évoqua alors les relations avec l’Académie française de Paris et l'initiative qu'il a prise de créer un "collège Belgique" (il s'agit de cours-conférences de haut niveau ouvertes au grand public) dont les activités ont lieu sur deux sites, à Bruxelles et à Namur  (Palais provincial, place Saint-Aubain). Cette installation dans la capitale de la Wallonie traduit la volonté de tisser un lien entre les deux capitales de l’espace francophone du pays.

De son côté, Jacques De Decker, rappela que  l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique est une institution belge qui regroupe des personnalités qui, par leurs travaux, leurs écrits ou leurs discours, ont contribué de la façon  éminente à l’illustration de la langue française.

L’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique, surnommée « La Destréenne » a été fondée en 1920 par Albert 1er, sur proposition du Ministre des Sciences et des Arts Jules Destrée. Elle compte 30 membres belges et 10 membres étrangers. On ne fait pas acte de candidature, mais on est élu par ses pairs.

Les membres de l’AAPF posèrent plusieurs questions d'information sur le fonctionnement des académies (moyens à leur disposition, notamment) et les Secrétaires perpétuels y répondirent avec plaisir.

L'échange se poursuivit autour d'un verre de l’amitié très apprécié, offert sous l'ample verrière des anciennes Ecuries royales.

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